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A la decouverte de l'islam
Sunday 14 September 2008, a 08:08
L'ISLAM AU BURKINA
 

L'ISLAM AU BURKINA FASO (BF)

I- LES ORIGINES DES TENDANCES EN ISLAM

Après la mort du prophète en 632, la direction de l'Etat islamique (califat) échoit tour à tour à Abou Bakr, Umar, Uthman et Ali. La période du califat fut marquée par une très grande expansion de l'islam avec pour conséquence les difficultés de gestion du pouvoir politique. En effet, les dernières années du règne de Uthman furent le point de départ d'une discorde au sein des musulmans.

Des hypocrites conduits par un juif Abdallah Ibn Saba incite une révolte contre le calife accusé de favoritisme. En effet, les proches du calife dont Moawiyya (gouverneur de la Syrie) avaient exploité sa trop grande indulgence pour occuper des postes de responsabilité. Uthman était simplement victime de sa trop grande tolérance. Les insurgés venant des provinces en l'occurrence d'Egypte, assassinèrent le calife dans sa cour à Médine.

La crise s'accentue durant le règne de Ali. Ce dernier décida de la destitution de certains gouverneurs. Il fut accusé d'être responsable du meurtre de Uthman. Moawiyya principal accusateur d'Ali refuse d'obtempérer  à l'ordre de destitution et exige la lumière sur le meurtre de Uthman. Il refuse de reconnaître la légitimité du califat de Ali et exploite l'assassinat de Uthman pour inciter les populations à la révolte contre lui.  Des affrontements eurent lieu (bataille de Siffin) entre les armées de Ali et de Moawiyya. Dans cette confusion Ali installe définitivement son quartier général à Koufa en Irak. Ceux qui se rallièrent à Ali dans sa retraite pensent que la succession du prophète lui revenait de droit et qu'il a été évincé par les trois premiers califes et expulsé de Médine avec l'approbation de tous les autres musulmans dirigés par Moawiyya : ce sont les chiites.

Les autres musulmans (Ahl sunna wa jamma) considèrent seulement que la direction des affaires des musulmans peut revenir à n'importe quel croyant. Certains parmi eux notamment les habitants de la Syrie ont été convaincus de la légitimité du pouvoir de Moawiyya. Les autres l'ont tout simplement subi.

Un autre groupe dissident des troupes de Ali se constitue à l'issue de la bataille de Siffin. Il désapprouve Ali pour avoir accepté une médiation proposée par Moawiyya : ce sont les kharidjites.

Voici comment la cassure  intervient pour la première fois au sein des musulmans. Les deux grands groupes (sunnisme et chiisme) qui en sont issus vont évoluer pour donner des tendances internes à chaque groupe.

 

II- CHIISME/SUNNISME

La famille chiite est minoritaire dans le monde musulman. On les rencontre en Irak, en Iran, au Pakistan, au Liban… Les chiites se caractérisent par la non reconnaissance aux autres califes le droit de la direction de la communauté. Pour eux, Ali (ra) est le seul héritier légitime du prophète (saw) dans la direction de la communauté et au delà de la personne de Ali, seuls les descendants de la famille du prophète sont dignes de diriger les musulmans. Après Ali et ses fils Hassan et Housseyn, les chiites furent dirigés par les fils de Housseyn dont le dernier (le 12è imam) est Muhammad Al Mahdi disparu à 12 ans et  censé revenir  vers la fin des temps pour restituer la justice en tant que mahdi selon l'idéologie chiite.

Les chiites croient en l'infaillibilité des gens de la famille du prophète. Leurs sources de loi sont le coran, la sunna, la sunna des gens de la maison en tant qu'éclaircissement de la charia, le consensus des savants chiites avec parmi eux certains qui sont considérés comme étant infaillibles.

Le mariage contractuel est accepté chez les chiites. Le chiisme se subdivise en plusieurs groupes (ismaeliens, Mustaliens, Nazariens…). Ils sont représentés au Burkina par des Iraniens de souche, des anciens étudiants burkinabè en Iran… Ils sont actifs à Ouagadougou et à Bobo où ils ont créé les lycées Daroul Houda. Ils sont réunis dans une association dénommée  Association islamique d'Al Mawadda du Burkina (AIMB) et animent un journal Al Mawadda.

La différence entre sunnisme et chiisme tient essentiellement à un  problème politique et non  au substrat de la doctrine islamique en tant que tel.

La famille sunnite constitue la première communauté musulmane au monde de par son importance numérique. Les musulmans sunnites suivent les enseignements du coran, de la sunna et reconnaissent les 4 califes qu'ils considèrent comme orthodoxes. La famille sunnite n'est cependant pas monolithique ou homogène. Elle comporte une multitude de tendances. On a entre autres les tourouk, le salafisme, les courants djihadistes…

Au Burkina Faso les musulmans appartiennent dans leur quasi-totalité au courant sunnite. Voyons maintenant comment l'Islam a pénétré au Burkina Faso.

 

III- BREF APERÇU DU PROCESSUS  DE PENETRATION DE L'ISLAM AU BURKINA FASO

L'Islam est apparu au BF depuis le XVè siècle. Au  XIXè siècle, on assiste à la naissance des Emirats Peuls du Liptako et du Jelgooji sous l'influence de Sokoto et du Macina. Ainsi l'Islam a touché d'abord le Nord et a été vécu par les Peuls comme leur propre idéologie. L'Islamisation va par la suite toucher les autres grandes régions : le Centre et l'Ouest par la voie marchande. Au Moogho après une longue résistance, l'Islam finit par s'installer  subtilement par une sorte d'alliance entre les Yarsés, colporteurs d'origine mandé, avec les souverains (notamment de Naaba Bulugu à Naaba  Kutu allant de 1796 – 1891)

Des groupes de commerçants  venus des rives du Niger  introduisirent l'Islam dans l'Ouest du BF entre le XVIè et le XVIIIè siècle.

On a également les Markas venus  du Mandé  et les Yarsés à  partir du Yatenga. Par la suite le prosélytisme de certains marabouts dont al- Kari (Amadou DEME) et Mahamadou KARANTAO contribuèrent à l'encrage de l'Islam dans cette partie du pays.

Les musulmans restèrent minoritaires et dispersés sur l'ensemble du territoire  jusqu'à la veille des indépendances.  A partir  des années 1940, ils prennent conscience de leur  situation de dominés par la chefferie traditionnelle, le pouvoir colonial et les élites chrétiennes) ; ce qui fut un facteur de rassemblement. A Ouagadougou, les musulmans arrivèrent à obtenir un  espace et construisirent la première mosquée avec un comité de gestion qui tient lieu de représentation administrative.

En 1950 naît à Bobo, la communauté musulmane de Bobo-Dioulasso. En 1953, c'est une section de l'Union Culturelle Musulmane (UCM basée au Sénégal) qui  est créée à Bobo.  Une autre section de l'UCM s'implante à Ouaga en  1960 : c'est la communauté musulmane de Ouagadougou. D'autres cellules et regroupements des musulmans dans les villes (Tenkodogo, Kaya, Ziniaré) deviennent des sections de la communauté musulmane de Ouaga en 1961. Une Assemblée Générale  constitutive se tient à  Ouaga en 1962 et donne naissance à la  Communauté Musulmane du Burkina Faso (CMBF).  La CMBF,  creuset unique de tous les musulmans connaît  des remous internes liés surtout à l'imamat.

Le tournant des années 1970 vit la séparation d'une tendance réformiste pour créer en 1973 le Mouvement Sunnite.

Les Hamaolites aussi se séparent et forment deux pôles : Ranatoulaye et Hamdalaye.

On assiste à la naissance de  l'AEEMB en 1985 et du CERFI en 1989. Certains courants se muent en associations avec la création de l'Association de la Tidjania du BF (AITB), Istihad islamia (Tendance de Hamdalaye) et bien d'autres structures. Aujourd'hui, les associations islamiques se dénombrent à plus de 180.

Un  processus de fédération enclenché en  2000 aboutit en fin 2005 à la création de la Fédération des Associations Islamiques du Burkina (FAIB).

 

IV- EXPRESSION DES COURANTS DE PENSEE AU BF

Les tendances au Burkina appartiennent à la grande famille sunnite à l'exception d'une petite minorité de chiites. Ces tendances sunnites sont le salafisme (wahabisme), la tidjania, la quadriya, le tabligh, qui s'expriment aujourd'hui à travers des regroupements plus ou moins organisés. La plus grande association musulmane au Burkina reste la communauté musulmane.

 

1)- La Communauté Musulmane du Burkina Faso

C'est la première organisation islamique structurée qui a réuni au départ tous les musulmans toutes tendances confondues et a servi d'interlocutrice à l'Etat. Ce n'est pas un courant de pensée mais une association créée à partir d'un regroupement en général de tendances modérées d'où l'appellation  musulmans simples attribuée à ses membres. Il est toléré beaucoup de pratiques sociales dont les fondements sont objets de débats en islam.

Aujourd'hui la communauté musulmane constitue simplement une association islamique à coté des autres mais de loin la plus grande. Son bureau national est basé dans l'enceinte de la grande mosquée de Ouagadougou.

 Mais avec les problèmes qu'elle a connus en son sein, les différents courants qui la composaient ont eu tendance à créer leurs propres structures afin de les utiliser comme moyen d'expression. C'est ainsi que certains groupes  vont créer des associations affiliées à leurs tendances, pendant que d'autres vont plutôt se faire voir à travers des mosquées.

 

2)- Le salafisme

Ce courant est créé au 18è siècle par Muhhammad Ibn Abdoul Wahhab en Arabie Saoudite. C'est un courant réformiste qui visait à purifier les pratiques de l'islam des innovations et autres pratiques occultes. C'est un courant qui défend une lecture littéraliste des textes. En exemple il y a entre autres le port de la barbe, les vêtements… . Les approches privilégiant l'esprit du texte sont le plus souvent réfutées dans leurs rangs.

Le salafisme est arrivé au Burkina avec les étudiants burkinabè venus d'Arabie saoudite et est renforcé par les pèlerins rapatriés. D'abord intégrés dans la communauté musulmane, le mouvement se détache pour former en 1973 le Mouvement sunnite du Burkina Faso. Il est présent dans les différentes villes du pays ;  le bureau central se trouve à Ouagadougou.

 

3)- Le mouvement tabligh

Ce mouvement est créé en Inde dans les années 1920 par Muhammad Illias Al Kandahawi. Ce dernier dit avoir découvert la voie du Tabligh dans un rêve qui parlait du commentaire du verset : « vous êtes la meilleure communauté suscitée ou assortie… ». Le terme assortie est interprété comme sortir transmettre le message. Le mouvement tabligh est caractérisé par l'accent mis sur la forme standard de la da'awa, les exercices spirituels, le pacifisme et l'absence d'engagement politique. Ses adeptes de plus en plus nombreux au Burkina Faso sont pour la plupart des étudiants et des élèves. Bon nombre d'entre eux sont issus du milieu AEEMBiste.

L'AEEMB n'est pas opposée au mouvement tabligh mais elle juge ses méthodes de travail difficilement conciliables avec les études d'où le non encouragement de ses militants à s'engager dans ce mouvement. En effet, le tabligh prône les sorties de da'awa même en temps de cours pour les élèves et  étudiants. Cette situation peut être préjudiciable voire même compromettante pour les études. Dans certaines localités le mouvement est cause de démobilisation dans le rang des AEEMBistes. Dans ces conditions il convient de distinguer clairement nos lignes de conduite et dénoncer toute tentative de récupération de nos militants.

 

4). Les Tourouk

Ils regroupent l'ensemble des tendances soufis. C'est l'ensemble des voies de spiritualité élaborées par les grands maîtres spirituels appelés Cheickhs. Les Tourouks se caractérisent par la litanie (quasi-obligatoire avec des formules consacrées), un schéma d'évolution spirituelle,  la vénération  du  maître  spirituel, des conditions et des formalités d'adhésion, des échelons dans les niveaux des maîtres  spirituels …

Au  BF, on distingue essentiellement  trois (03) voies de Tarika :

 

  1. La Tidjania

La tidjinia est née à Fès vers 1790 par le cheick Ahmad Tidjane né à Ain Mahdi (Algérie) en 1735. Le cheick prétend avoir vu en songe le prophète qui lui aurait remis un livre « jawhar al ma'âni » (la substance des sens) et une formule de prière (salat al fateh) dont une seule récitation peut égaler 6000 fois le coran. La tidjania est arrivée en Afrique par l'intermédiaire de Malick Sy, El Hadj Umar Tall, El Hadj Ibrahim Niasse. La tidjania entra au nord du Burkina depuis 1925 par le biais des cheick  Aboubacar Sawadogo, Abdoulaye Doukouré persécutés par l'administration coloniale.

Elle est représentée par deux guides spirituels  au  BF et  03 associations :

-                     Cheich  Aboubacar  MAIGA II, le guide spirituel de l' AITB, basé à Ramatoulaye au Yatenga.

-                     Cheich  Aboubacar DOUKOURE guide  spirituel de  Ittihad islami  basé à  Hamdalaye à  Ouaga.

On a également une autre représentation à savoir l'association Ahlil Faida.

 

  1. La  Quadriyya

C'est un mouvement créé par Abdoul Kader al Jilâni au XIIè S en Irak. Au BF les adeptes  sont dispersés à travers le pays.  On les retrouve notamment  dans les quartiers Nimnin et  Zangoetin de Ouaga…

 

5)- Le Chiisme

 C'est la 2ème grande composante de l'Islam. A l'origine, la reconnaissance d'Ali (RA) comme seul et digne successeur du Prophète au détriment des 03 autres Califes, ce qui les différencie des autres musulmans (Sunnites).

Le concept d'Imam (descendant d'Ali)  et le statut de l'Imam sont une des caractéristiques essentielles du chiisme. Ils font 10% des musulmans et sont surtout en Iran et en Iraq. Au BF, les chiites sont  minoritaires mais leur présence est marquée par quelques établissements scolaires (à Bobo et Ouaga) et à travers l'ambassade d'Iran.

D'autres associations plus ou moins petites s'identifient à l'une ou l'autre des tendances.

 

V- LE POSITIONNEMENT IDEOLOGIQUE DE L'AEEMB

La plupart des associations ou mouvements islamiques existant au Burkina Faso sont constitués chacun des musulmans d'une même tendance  travaillant à promouvoir uniquement leur tendance. Contrairement à ceux-là, l'AEEMB regroupe  les élèves et étudiants musulmans de toute tendance confondue pourvu que celle-ci soit reconnue et acceptée par la sunna du prophète (saw)  et l'exemple des quatre califes bien guidés (RA). Elle est donc neutre vis-à-vis des différentes tendances. Cette neutralité veut répondre à l'injonction divine qui dit : «  accrochez-vous tous à la corde d'Allah et ne vous divisez point… » S3 V103

Par ailleurs, Dieu dit : « Ne soyez pas comme ceux qui se sont divisés et se sont mis à disputer après que les preuves leur furent venues. Ceux-ci auront un énorme châtiment.  » S3 V105

Le prophète (saw) dit : «  Ne soyez pas en désaccord car vos cœurs le seront aussi. » Donc L'AEEMB veut promouvoir cet idéal prophétique qui enseigne plutôt une éthique du désaccord et non pas des conflits partisans et sectaires qui ne mènent qu'à la perdition.

Tout élève  musulman salafiste, tidjania, tabligh, kadrya peut être militant de l'AEEMB s'il adhère à son idéal. Par contre aucun adepte des sectes hérétiques tels que la Ahmadyya, le Bahayi de même  que les Chiites ne sont admis dans l'AEEMB. Les 2 premières sont purement et simplement hérétiques ; ils ne font pas parti de l'Islam. Quant aux chiites ils ont une idéologie qui présente de grandes divergences avec l'Islam sunnite auquel l'AEEMB s'identifie.

 

VI- LES RELATIONS DE L'AEEMB AVEC LES AUTRES ASSOCIATIONS ISLAMIQUES

L'AEEMB jouit d'une grande indépendance du fait qu'elle se situe à équidistance des associations islamiques existantes ; la plus part de ces structures ayant chacune une coloration tendancieuse. L'AEEMB entretient en permanence des échanges avec les autres associations notamment les plus grandes. Elle participe à des projets et des activités à coté des représentants des autres structures aussi bien au niveau national qu'au niveau de ses représentations provinciales (Conseils Généraux) .En effet, l'AEEMB collabore avec le mouvement sunnite, la CMBF, l'AITB, Ittihad islami, le CERFI, la FAIB dans des projets comme le hadj la CIALIS… . Elle est  l'un des membres fondateurs de la FAIB née en décembre 2005. L'esprit cartésien et le désir de transparence, la jeunesse caractérisant ses représentants dans les projets et activités font que  la collaboration n'est pas toujours facile avec certains. Mais leur apport reste indispensable. Les autres en sont hautement conscients.

En somme voici comment la relation entre l'AEEMB et les autres structures islamiques se fait.                                                                                         

  

CONCLUSION

La plupart des associations s'identifient à l'une ou l'autre des tendances. Par contre, il existe d'autres dont l'AEEMB et le CERFI qui ne se réclament d'aucune tendance. Ce sont plutôt des regroupements d'intellectuels (de tendances différentes à l'origine) qui sont au service de l'Islam dans notre pays. Leur conception du travail islamique, leurs méthodes contrastent avec les autres de tendances traditionnelles.                  

L'AEEMB depuis sa création, a contribué beaucoup au progrès de l'islam au Burkina, surtout dans le milieu intellectuel. En outre, elle a gardé une certaine stabilité qui tranche avec ce qu'on sait des autres associations islamiques. Tout cela tient lieu à son positionnement idéologique.

Elle  demeure le seul cadre propice pour l'élève ou l'étudiant musulman pour apprendre et pratiquer sa religion en adéquation avec son milieu de vie et sa foi.

Alors nous devons tous contribuer à maintenir cette position précieuse de l'association que nos valeureux prédécesseurs ont su édifier. En tout état de cause, l'AEEMB sera ce que nous voudrions qu'elle soit demain.

 

 

 

 

 

 


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Commentaires
#1
fousséni kindo écrit le Thursday 25 September 2008, A 22:55
bonjour, juste pour apprécier l'idée d'un document sur l'islam au Burkina, les travaux scientifique dans le domaine foisonne moins.
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Présentation
SIMBORO Abdoul Azize
Professeur au CEG de TCHERIBA
Tél: (226) 70387898
Courriel : simborolm@yahoo.fr
Mon Blog: http://simboro.blog.mongenie.com
« Il n’est point de vent favorable pour celui qui ne sait pas où il va. »

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commentaire(s)
L'ISLAM AU BURKINA fousséni kindo (25/09/2008 22:55)

bonjour, juste pour ...

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